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« La crainte de Dieu n’est pas devant leurs yeux » (Romains 3,18).
Celui qui ne craint pas Dieu agit à l’encontre de sa Parole. Il craint les hommes et imite forcément leur arrogance, leur orgueil et cette tendance à s’élever au-dessus de leurs semblables. Celui qui craint Dieu ne craint pas les hommes parce qu’il sait que toute la misère du monde provient du mépris de la Parole de Dieu et, que tout ce qui est bon et louable est imputable au respect de la Parole de Dieu.
Lorsque sa femme se moqua de lui, le roi David répondit : « Je veux paraître encore plus vil que cela, et m’abaisser à mes propres yeux ; néanmoins je serai en honneur auprès des servantes dont tu parles » (2 Samuel 6,22). Le roi ne se souciait pas de ce que pensaient les courtisans et les grands ; l’honneur des petits et sans grade lui suffisait.
Aux disciples, préoccupés à savoir « qui est le plus grand », Jésus répond, en plaçant un petit enfant devant eux : « Quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux » (Matthieu 18,4). Et pour cause : Dans ce royaume d’amour il n’y a ni exigences, ni revendications, nul ne pense à soi-même, tous donnent et s’offrent. A l’image du petit enfant nul n’y étale ses connaissances - l’orgueil y est inconnu - et chacun s’attache à ceux qui croient, espèrent et aiment.
« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ » (Philippiens 2,5). Christ n’a pas hésiter à renoncer à toute violence en s’abaissant jusqu’à se faire tuer par les hommes ignorants qu’il n’a portant jamais cessé d’aimer. Mais c’est ainsi qu’il a rendu impuissant celui qui avait la puissance de la mort : le diable (Hébreux 2,14). Cette victoire que Jésus a remportée par son abaissement et son obéissance jusqu’à la mort, lui a value d’être souverainement élevé par Dieu et de recevoir ce nom qui est au-dessus de tout nom : Jésus-Christ le Seigneur (Philippiens 2,9).
Craindre Dieu c’est aimer son prochain comme soi-même en gardant ce commandement nouveau de Christ : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jean 13,34). Aimer c’est plutôt mourir que de se venger.
Amicalement, Kurt WOERLEN



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