Hors de moi vous ne pouvez rien faire

Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car hors de moi, vous ne pouvez rien faire. (Jean 15, 5)
Bien des croyants pensent honorer Christ en répétant ce que de nombreux prédicateurs enseignent : « nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes ». Ceux qui affirment cela montrent qu’ils n'ont jamais remarqué que Jésus dit explicitement : « hors de moi » - « sans moi » - vous ne pouvez rien faire. En ignorant ce «hors de moi» l’affirmation « nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes » signifie que l’on fait tout « hors » de Christ, « sans » Christ.
Mais ce que l’on fait « hors » de Christ, aussi nombreux que cela puisse être, ne sera jamais un bien durable. Ce n'est qu’en vivant « avec » Christ que nous pouvons bien faire, faire le bien qui produit ses vertus : le fruit de l'Esprit. Certes, bien des croyants prient que l’Esprit Saint fasse son œuvre en eux. Mais l’Esprit Saint, ce maître de justice qui conduit à toute la vérité, il ne fait pas les devoirs à la place des élèves ; mais espère qu’ils ne soient pas oublieux et pratiquent son enseignement pour devenir bienheureux. (Jaques 1, 25)
Dans toutes les écoles, on trouve aussi bien des bons et des mauvais enseignants, des bons et des mauvais élèves. Si les enseignants sont mauvais, que deviennent les élèves ? Que deviennent les fidèles dans les assemblées où les pasteurs enseignent : « Vous ne pouvez rien faire de vous-mêmes », il faut laisser l'Esprit de Dieu faire son œuvre ? » De quelle école sortent ces ministres ? Qu'ont-ils appris du Saint-Esprit et que transmettent-ils aux fidèles ? Si les fidèles n’apprennent pas à se laisser conduire par le Saint-Esprit à quoi servent les pasteurs, bergers et prophètes ?
Pourquoi Dieu a-t-il légué des conseils et des recommandations aux hommes ? La vie ne serait-elle pas bien plus facile si l‘Esprit Saint faisait cela à notre place? Pourquoi demander à l’homme de faire ce que Dieu seul est capable de faire ? La réponse est pourtant simple : Dieu se révèle à l’homme parce qu'il l’a crée avec la capacité d'apprendre et se développer. Et il lui donne l’Esprit Saint comme enseignant qui lui apprend à distinguer le bien du mal, à choisir le meilleur et à le conduire dans toute la vérité et vers la perfection. C’est pourquoi :
Ayez donc d'autant plus de zèle, frères, pour affermir votre vocation et votre élection. Ce faisant, pas de danger que vous tombiez jamais. (2 Pierre 1, 10
Mais où sont ces ministres qui apprennent avec zèle dans l'école du Christ ? Que sont devenus tous ces élèves enseignés dans des écoles bibliques ? Hélas, on les trouve souvent parmi ces croyants qui vivent encore dans le péché et qui pratiquent les œuvres de la chair leur vie durant. Leur tristes parcours montrent clairement que l’enseignement : « nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes » est une fausse doctrine qui ne peut rendre bienheureux.
Les apôtres, les vrais, travaillaient sans relâche avec les fidèles ; ils ont enseigné et exhorté tout un chacun pour le représenter pleinement en Christ. C'est une bénédiction que d’apprendre par des serviteurs expérimentés et dans la vie quotidienne éprouvés, à suivre leur foi et à tout faire avec zèle et fidélité :
J'emploierai mon zèle à ce qu'en toute occasion, après mon départ, vous puissiez vous remettre ces choses en mémoire. (2 Pierre 1, 15)
Toute la chrétienté est aujourd'hui inondée d'écrits et de messages superficiels qui enlèvent la sainte foi. Quoi qu’un prédicateur enseigne, les brebis le croient aveuglément et se persuadent que la mort de Jésus Christ et l'oeuvre de l'Esprit Saint leur permettront d’être enlevés lors du son retour. Quelle erreur ! Si les croyants entendaient la vérité, ils pourraient alors se repentir, se convertir et se développer sur le chemin resserré qui mène à la vie et atteindre une pleine maturité spirituelle.
C'est bien, serviteur bon et fidèle, lui dit son maître, en peu de choses tu as été fidèle, sur beaucoup je t'établirai ; entre dans la joie de ton seigneur. (Matthieu 25, 21)
Cela devient si merveilleux quand nous cherchons Dieu de tout cœur, méprisons les choses terrestres et obéissons à Sa Parole. Mais si nous restons convaincus que « nous ne pouvons rien faire de nous-mêmes », nous mourons tièdes, froids, infidèles, sans avoir atteint les promesses divines.
Dans les lettres aux sept églises, certains dirigeants furent exhortés à se repentir. (Apocalypse 2 et 3) Tous les dirigeants étaient convertis, nés de nouveau et remplis du Saint-Esprit. Mais tous n'avaient pas appris à « vivre » selon l'esprit et « agir » selon l'esprit. Plusieurs manquaient de zèle et d'obéissance. Certains étaient connus, avaient un nom, mais ils étaient loin d'honorer Jésus-Christ par leur vie. L'un était déjà « mort » et plusieurs des membres de l’église sur le point de mourir. Quelques-uns seulement ne s'étaient pas souillés et vivaient fidèlement selon la volonté de Dieu.
Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup. (Luc 16, 10)
Qui est invité à être fidèle? Les prédicateurs, les disciples ou les deux ? La fidélité de Dieu ne peut être en cause, mais celle des hommes ; notamment celle des prédicateurs et des croyants qui dépend de leur obéissance envers les préceptes divins. Quand les bergers sont spirituellement morts, leurs brebis ne peuvent survivre. Qui méprise les enseignements et exhortations de l’Esprit Saint, rejette le salut en Christ ; il reste sous-développé, inachevé. Sans loyauté, sans obéissance, sans zèle, nous n’atteindrons pas les promesses divines ni ne participerons, le cas échéant, à l'Enlèvement lors du retour de Christ.  
Nul esclave ne peut servir deux maîtres : ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et l'Argent. (Luc 16, 13)
L’esclave est l’obligé de son maître ; il ne peut servir un autre. C’est pourquoi nous avons cette 'exhortation d’offrir nos membres comme des esclaves à la justice pour être sanctifiés. (Romains 6, 19) En demeurant en Christ « nous » portons beaucoup de fruits et obtenons tout ce qui sert à être bienheureux.
Pour cette même raison, apportez encore tout votre zèle à joindre à votre foi la vertu, à la vertu la connaissance, à la connaissance la tempérance, à la tempérance la constance, à la constance la piété, à la piété l'amour fraternel, à l'amour fraternel la charité. En effet, si ces choses vous appartiennent et qu'elles abondent, elles ne vous laisseront pas sans activité, ni sans fruit pour la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. (2 Pierre 1, 5-8)