oct 15

C’est Moïse qui, lors de l’assemblée au désert, étant avec l’ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères; reçut des oracles vivants pour nous les donner (Actes 7,38).
Pourquoi l’ange a-t-il confié les commandements de Dieu à Moïse ? Et pourquoi Moïse les a-t-il acceptées ? Parce qu’il considéra cela comme un honneur de recevoir la parole de Dieu. Qu’en est-il de nous ? Comprenons-nous aussi l’honneur que Dieu nous fait de nous confier la mission d’enseigner sa parole ? Oui, si nous pouvons dire : « Je fais ma joie de ta parole comme celui qui trouve un grand trésor » (Psaume 119,162).
Les commandements de Dieu sont, en fait, un exposé de la mission pour laquelle l’homme a été crée afin de servir l’Eternel sur terre comme les anges le servent dans les cieux. Les commandements ont la particularité de nous inciter à croire et en Dieu et en nous mêmes. Car nous devons croire à notre aptitude à les recevoir et les mettre en pratique. Cela exige humilité et confiance en Dieu. En effet, que sommes-nous ? « Qu’est l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Ou le fils de l’homme, que tu es préoccupé par lui » (Hébreux 2,6) ?
C’est dans les petites choses que Dieu montre sa grandeur. « Ce qui est en haute estime parmi les hommes, Dieu l’a en horreur » (Luc 16,15). Dieu aime ce qui est petit et modeste au point de se soucier même des moineaux et du nombre de nos cheveux (Matthieu 10,29-30). Les « riens » que nous sommes sont si importants et significatifs pour Dieu qu’il est prêt à nous revêtir de l’Esprit Saint pour nous faire parvenir à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin de pouvoir vaincre le mal et parfaire le monde.
Le premier commandement : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude », s’adresse clairement à ceux qui sont dominés et asservis par les hommes et le péché. Le deuxième commandement : « Vous n’aurez pas d’autres dieux » s’adresse à ceux dont les « dieux » sont l’immoralité, le sexe, les passions et l’amour de l’argent, mais aussi aux idolâtres de la nature qui prônent que l’homme devrait s’inspirer du comportement des animaux.
Les autres commandements montrent que Dieu sait parfaitement que celui qui travaille a besoin de repos, que celui qui rêve de jours heureux doit d’abord honorer ses parents, et que le bonheur est incompatible avec les inclinations négatives, destructives, jalouses et envieuses. « Ce n’est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu » (2 Corinthiens 3,5). Dieu nous confie sa parole justement parce que nous sommes des imparfaits qui peuvent chuter, certes, mais aussi vaincre en choisissant de faire ce qui est bien et parfait.
« Chantez à Dieu de tout votre coeur avec reconnaissance… Et quoi que vous puissiez dire ou faire, que ce soit toujours au nom du Seigneur Jésus, rendant par lui grâces au Dieu Père » (Colossiens 3,16-17) ! Que les anges et les armées célestes louent l’Eternel dans les cieux (Psaume 148) est certainement magnifique. Pourtant, nos chants peuvent être plus beau encore lorsque nous louons Dieu au milieu de nos souffrances et adversités ; choses que les anges ignorent dans les cieux. Chanter devient de plus en plus facile au fur et à mesure que nous comprenons que Dieu orchestre toutes nos situations pour nous conduire, même à travers des échecs, vers la perfection de l’amour (1 Jean 4,18).

Kurt WOERLEN

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