Je vous en prie, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus Christ, ayez tous même langage ; qu’il n’y ait point parmi vous de divisions ; soyez étroitement unis dans le même esprit et dans la même pensée (1 Corinthiens 1,10).
Il n’y a pas de communion spirituelle vivante ni affection et sympathie mutuelles sans les pensées et les sentiments qui animaient jadis Jésus-Christ (Philippiens 2,5). Comme les pensées et les sentiments de l’homme naturel s’opposent aux pensées et aux sentiments qui étaient en Christ, celui-ci doit, pour pouvoir vivre en bonne harmonie avec les frères dans la foi, se convertir de fond en comble à Jésus-Christ et naître de nouveau pour recevoir de nouvelles pensées et de nouveaux sentiments
Sans ce changement radical de la vieille manière de penser et d’agir toutes les démarches pour être agréable à Dieu et à lui plaire sont vouées à l’échec. En effet, il n’est pas possible de former une assemblée unie (selon la compréhension du nouveau Testament), de voir les choses d’un même point de vue, d’avoir une attitude et un but commun et d’exprimer ces convictions dans un langage concordant sans être animé par le même esprit et la même pensée qui étaient en Christ.
Quiconque a fait cette expérience spirituelle ne cherche plus l’honneur des hommes et ne vit plus pour lui-même. Au lieu de penser à ses propres intérêts et à ce qui lui est profitable, il cherche ce qui intéresse et avantage les autres. L’homme spirituel juge de tout et il n’est jugé par personne (1 Corinthiens 12,15). Pour quel raison ? Parce que l’entendement, les pensées, les paroles et les actes d’un tel homme sont à l’opposée de ceux de l’homme charnel. L’homme spirituel ne pense plus comme l’homme naturel.
Un jour, Jésus exhorta une des sœurs de Lazare avec cette parole :
« Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses. Une seule chose est nécessaire » (Luc 10,41-42) !
Cette « seule chose nécessaire » à tout homme consiste à être transformé intérieurement de telle manière que l’on ne vit plus pour soi-même mais avec la pensée et le désir de faire en toutes choses la volonté de Dieu avec joie et ferveur. Dès lors que « servir et donner » est devenu la « seule chose nécessaire », nous pouvons faire notre ce magnifique témoignage de l’apôtre Paul et dire comme lui :
« Ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout » (Philippiens 3,7-8).
Beaucoup de croyants qui font profession d’une conversion considèrent (comme les inconvertis) justement ces choses inutiles comme des avantages, et ce à un point tel que l’on doit se demander : leur conversion a-t-elle réellement changé leur entendement et leur manière de penser ? Et lorsqu’on interroge ces chrétiens il y en a plusieurs qui, malheureusement, se vantent fièrement : « Je n’ai jamais changé ! »
Heureusement il n’est pas encore trop tard de changer la manière de vivre ! Mieux vaut tard que jamais ! Que ceux qui souffrent de la dissension qui règne parmi les chrétiens et dans leurs assemblées demandent au Seigneur Jésus-Christ la grâce de recevoir pour de bon son entendement et ses sentiments afin d’accomplir son commandement nouveau :
« Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13,34-35).
Kurt WOERLEN



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