Travailler à son salut
Ainsi mes bien-aiméz, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement. (Philippiens 2, 12)
Beaucoup sont spirituellement comme les chômeurs : Les uns ont du mal à trouver du travail, les autres n'en désirent pas. L'enfant de Dieu cependant n'est pas appelé au chômage, mais au travail. Adam déjà fut placé dans le Jardin d'Eden pour le cultiver et pour le garder. Le peuple d'Israël devait parcourir le pays que Dieu leur avait promis, et en prendre possession. Pour nous, il en est de même. Nous aussi, nous avons un pays à conquérir : l’esprit auquel les convoitises charnelles font la guerre, et un jardin à surveiller : notre cœur.
Plus que sur toute chose, veille sur ton cœur, c’est de lui que jaillit la vie. (Proverbes 4, 23)
Dieu cependant ne veut pas de travailleurs forcés, mais des volontaires qui sont vivement intéressés par la possibilité de travailler. Il leur propose dans sa parole une multitude de travaux utiles qui ont pour but de nous rendre heureux, irrépréhensibles, sans tâche, ni ride, ni rien de semblable. L'apôtre Paul nous exhorte spécialement à travailer en expliquant que nous sommes l'ouvrage de Dieu :
Créés dans le Christ Jésus en vue des bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions. (Ephésiens 2, 10)
Voici quelques exemples de bonnes œuvres, de travaux, à pratiquer que la Parole de Dieu met en évidence :
Pratiquons le bien envers tous pendant que nous avons l’occasion, et surtout envers les frères en la foi.
Marchez d'une manière digne de la vocation qui vous a été adressée.
Efforcez-vous de conserver l'unité de l'esprit (là où elle existe, naturellement) par le lien de la paix.
Ne marchez plus comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées.
Renoncez au mensonge, que chacun parle selon la vérité à son prochain.
Faites disparaître du milieu de vous toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté.
Marchez dans la charité, à l'exemple de Christ ; comme des enfants de lumière.
Examinez ce qui est agréable au Seigneur.
Conduisez-vous avec circonspection… comme des sages. Rachetez le temps !
Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels.
Rendez grâces continuellement pour toutes choses à Dieu le Père.
Soumettez-vous à vos maris, comme au Seigneur.
Obéissez à vos maîtres selon la chair. Abstenez-vous de menaces.
Faites toutes choses sans murmures ni hésitations.
Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur.
Affectionnez-vous aux choses d'en haut, et non à celles qui sont sur la terre.
Faites mourir les membres qui sont sur la terre : l'impudicité, l'impureté, les passions, les mauvais désirs, et la cupidité qui est une idolâtrie.
Renoncez à la colère, à l'animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes.
Ne mentez pas les uns aux autres.
Revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience.
Supportez-vous les uns les autres. Pardonnez-vous réciproquement.
Faites tout au nom du Seigneur Jésus... de bon cœur, comme pour le Seigneur.
Aimez vos femmes, maris… Ne vous aigrissez pas contre elles.
Persévérez dans la prière, etc. etc.
Parmi ces exhortations il y a certainement des suggestions qui nous pouvons utilement prendre à cœur ! Alors commençons, ou continuons, à travailler à ce qui est salutaire avec crainte et tremblement pour que la joie et le bonheur progressent continuellement.
Prends cela à cœur ; Sois-y tout entier, afin que tes progrès soient manifestes à tous. Veille sur ta personne et sur ton enseignement ; persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent. (1 Timothée 4, 15-16)
Commentaires
Partir sur de bonnes bases . . .
Voilà une bien longue liste, une très longue liste à laquelle nombre de personnes ajouteraient, à juste titre, d'autres choses. En effet, chaque disciple travaille à son salut instant après instant. Ce qui est principal, c'est de ne pas en oublier la base. Ce sont les sauvés qui travaillent à leur salut. Au moment de notre conversion, au moment de notre nouvelle naissance, nous sommes SAUVES. Nous appartenons à Dieu. Dieu est notre Père. Nous ne pouvons RIEN ajouter à la grâce dont nous sommes l'objet. Là où intervient le travail à notre salut est comme celui qui, du fait de sa conversion, a reçu un champ. Au moment de sa conversion, la vie de chacun de nous est pleine de mauvaises choses, c'est un jardin en friche, plein de ce qui n'honore pas notre "nouvelle famille". C'est ici et uniquement ici qu'est le "TRAVAIL A NOTRE SALUT". Sinon c'est une suite d'oeuvres, une recherche d'amélioration du "moi", en définitive, un salut par les oeuvres. Dans bien des cas c'est du légalisme qui répète ce que faisaient un nombre de pharisiens. Souvent, le français est pauvre et n'exprime pas correctement le sens de ce qui doit être compris. Seuls les pardonnés, seuls ceux qui ont obtenu "grâce" peuvent travailler à leur salut. Ils le font d'autant plus volontiers qu'ils savent qu'en eux n'habite rien de bon. Mais ils savent sans équivoque que Christ vit en eux par son Esprit, et que son Esprit les guide dans cette immense besogne. Il n'y a aucun orgueil à s'affirmer sauvé, il n'y a aucun orgueil à affirmer que Christ vit en nous. Celui qui par fausse humilité en viendrait à croire que Christ ne peut pas vivre en lui, ne PEUT PAS NON PLUS TRAVAILLER A SON SALUT. Seul "CHRIST en moi" a le pouvoir de changer ma vie. C'est SA VIE en moi qui change la mienne.
Merci pour ce texte d'une
Merci pour ce texte d'une grande richesse. Travaillez à notre salut est tellement important ! Je me suis permise de le mettre sur mon blog, avec votre nom d'auteur. milliearuna
Et n'oubliez jamais que
Et n'oubliez jamais que "travailler à son salut" signifie avant tout: travailler à son "bonheur" de sorte qu'il se communique à ceux qui nous entourent...