Qui trouve son plaisir

« Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Eternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : tout ce qu'il fait lui réussit ! » (Psaume 1,1-3). Beaucoup ont cru trouver un certain plaisir à marcher selon le conseil des méchants, à s'arrêter sur la voie des pécheurs, ou à s'asseoir en compagnie des moqueurs. Une multitude de plaisirs sont proposés par l'adversaire de nos âmes ; mais heureux l'homme qui se garde de toutes ces expériences amères et trouve son plaisir dans la méditation de la Parole de Dieu. Nous tenons à ce que nous aimons, ou plutôt, nous sommes tenus par ce que nous aimons ! Or, c'est à ce que nous aimons que nous prenons du plaisir. D'où la question : Notre plaisir est-il charnel ou spirituel, terrestre ou céleste ? Celui qui trouve son plaisir dans la Parole réussit (ou prospère) en tout ! Mais en quoi consiste cette réussite ? Et quel est l'esprit qui anime ce plaisir ? L'apôtre Paul écrit : « Je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l'homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. » (Romain 7,22-23) Est-ce l'homme intérieur ou l'homme extérieur qui trouve du plaisir dans la loi de l'Eternel ? D'où vient l'esprit qui inspire notre plaisir à méditer la Parole de Dieu ? De notre entendement régénéré ou de la chair ? Si le seul fait de lire la Parole de Dieu était un gage de réussite, les incroyants aussi trouveraient du plaisir à la lire. Alors que cherchons-nous dans les Ecritures ? Une direction, une approbation pour une entreprise venant du Seigneur ou de nous-mêmes ? Certes, la Parole de Dieu nous apporte sa profondeur et sa lumière pour notre vie de prière, de sanctification et de témoignage. Mais l'utiliser uniquement pour nourrir son zèle, obtenir des exaucements ou préparer des prédications (plutôt que de préparer le prédicateur) peut se révéler être un plaisir que l'on se donne à soi-même. C'est utiliser les bénédictions du Seigneur à ses propres fins. La Parole de Dieu nous est donnée pour notre croissance spirituelle avant de servir en vue d'une fonction. Elle n'est pas un outil, mais le « Pain de vie ». Celui « à qui tout réussit » n'est pas celui qui s'enrichit dans ce monde mais celui qui grandi en Christ et devient riche en Dieu. Le plaisir que nous trouvons à méditer la Parole révèle la profondeur de notre amour de la vérité et le besoin de notre nature spirituelle. « Je bénis l'Eternel, mon conseiller ; la nuit même mon coeur m'exhorte ! » (Psaume 16,7) Le racheté du Seigneur est à ce point avide de la Parole, qu'il la regarde et ressent comme indispensable à sa vie. Il a cette relation d'amour avec elle que le sage exprime par cette parole : « Dis à la sagesse : Tu es ma sœur ! Et appelle l'intelligence ton amie ! » (Proverbes 7,4) « Ne l'abandonne pas, et elle te gardera ; aime-la, et elle te protégera ! Exalte-la, et elle t'élèvera ; elle fera ta gloire, si tu l'embrasses ! » (Proverbes 4,6-8) La Parole de Dieu est toute pureté, plénitude et plaisir céleste ; elle est faite pour l'âme qu'elle rend semblable à elle-même. La Parole se dérobe à l'orgueil de l'intelligence et se cache lorsque nous la réduisons à un objet d'étude, mais elle se révèle à notre soif spirituelle et à notre faim, elle accourt à notre cri, elle peuple notre solitude. Croire la Parole ne consiste pas à recevoir des préceptes figés. Ce n'est pas dans une fidélité paralysante que l'on peut trouver du plaisir à la méditer. Paul priait Dieu pour qu'il donne aux Ephésiens : « Un esprit de sagesse et de révélation dans sa connaissance » et des yeux du coeur illuminés. (Ephésiens 1,17-18). Il désirait que les saints et fidèles soient aussi : « Unis dans la charité, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ, mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science ! » (Colossiens 2,2-3) Le plaisir de méditer la Parole de Dieu et de la mettre en pratique vient du renouvellement constant de celle-ci par l'onction de l'Esprit qui « demeure en nous et nous enseigne. » (Jean 2,27). L'âme qui reçoit Christ découvre ce qui est caché en Christ : les trésors de la sagesse et de la science spirituelles. En Christ nous avons tout, mais nous n'avons pas tout découvert ; nous avons la véritable lumière, mais nous n'avons pas encore tout vu ni tout compris. Il y aura toujours quelque chose à découvrir en Christ ; c'est en cherchant et en trouvant ce qui est en lui que nous connaîtrons Christ. Il y a des choses terrestres que l'on connaît sans les comprendre ; à l'inverse, il y a des choses spirituelles que nous comprenons sans encore les connaître. Après avoir reconnu le Ressuscité, les deux disciples d'Emaüs dirent : « Notre coeur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait les Ecritures ? » (Luc 24,31-32) En effet, alors qu'ils s'entretenaient avec tristesse de la crucifixion de Jésus, qui avait eu lieu trois jours avant, celui-ci « s’approcha d'eux et fit route avec eux ». Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Leurs yeux n'aperçurent pas Jésus, mais leur coeur qui brûlait à sa parole l'avait vu. Leur homme extérieur ne reconnut pas « la Parole faite chair », mais leur homme intérieur la comprenait. Combien de fois n'avons-nous pas entendu des vérités de la Parole (ou vécu des événements qui nous dépassaient) pour réaliser dans la suite que c'était Dieu qui nous avait parlé personnellement ? Le sens de la Parole n'est pas toujours compris au moment où nous l'entendons, mais « elle brûle au-dedans de nous », et c'est là un signe intérieur qui révèle que nous lui appartenons. C'est parce qu'un événement heureux nous dépasse que nous en éprouvons d'autant plus de plaisir, mais il n'est de plaisir plus grand et « plus sain » que celui que nous trouvons dans la Parole de notre Seigneur, en ce qu'elle nous révèle le « bon plaisir de la volonté » même de Dieu qui accomplit ses desseins envers nous. C'est en cela que tout disciple instruit des choses divines éprouve la joie. « Mon âme est brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois ! » (Psaume 119,20) Des paroles qui nous font s'écrier avec lui : « Des paroles pleines de charme bouillonnent dans mon coeur. Je dis : Mon oeuvre est pour le roi ! Que ma langue soit comme la plume d'un habile écrivain ! » (Psaume 45,2)

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Une occasion de mettre la Parole de Dieu en pratique.

«RELIRE LE VERSET AU DÉBUT DE L’ARTICLE : La Parole de Dieu nous enseigne clairement la prudence. Certes, les moqueurs prétendront que si on ne s’assied pas en leur compagnie, c’est parce qu’on se vexe etc. Mais la Parole de Dieu a plus de valeur que leurs répliques dont le but est de dominer en avilissant les autres. Tant qu’un moqueur ne se repend pas sincèrement, tant qu’un moqueur, n’a pas honte de lui devant Dieu et devant les hommes, il n’est tout simplement pas fréquentable. Dans sa bonté, Dieu notre berger et notre Père nous avertit. Chers amis, tenez-en compte ! Ne vous laissez pas entraîner en croyant que par votre dialectique, votre faconde, votre habilité de langage vous allez vaincre ou convaincre le moqueur. Il faut tout simplement délaisser ces personnes jusqu’à ce qu’elles se repentent véritablement, jusqu’à ce qu’elles demandent pardon à toutes leurs victimes après avoir pleuré pour cela devant Dieu pour ce péché. Toute pensée d’humanisme, pour ces «Jébusiens» qui parfois prennent un ton humble, serait fatale, car c’est toujours la Parole de Dieu qui a le dernier mot. Fuyez les moqueurs ! Tenez-vous en à la Parole de Dieu !».