De la doctrine de Jésus

La volonté de Dieu est d’offrir aux hommes la possibilité d'avoir part à une vocation céleste. C’est Jésus qui, le premier, a manifesté clairement et parfaitement sur terre ce que signifie « faire la volonté de Dieu ». Ce qu’il vivait et enseignait comme notre précurseur n’était pas de son invention mais conforme au dessein de Dieu. C’est ce que nous découvrons lorsque nous sommes décidés à faire nous-mêmes la volonté de Dieu. Nous expérimentons alors que l’enseignement de Jésus est divin et qu’il ne parlait jamais de son propre chef (cf. Jean 7,17). Quand « fatigués et chargés » de nous-mêmes, nous remplissons les conditions pour devenir des disciples de Jésus-Christ, nous renaissons à une vie nouvelle - une vie spirituelle – et nous recevons le témoignage que Dieu nous donne la vie éternelle et que cette vie est dans son Fils. Oui, en recevant l’enseignement de Jésus et en lui obéissant nous avons la vie.
Nul ne peut mettre en pratique l’enseignement de Jésus, s’il ne renonce pas à tout pour le suivre comme disciple. Qui tente le faire sans avoir renoncé à lui-même, se scandalisera tôt ou tard de sa doctrine ; il la trouvera trop exigeante et se retirera. Mais pour celui qui est humble et à ses yeux pauvres et affligés, la doctrine de Christ n’est pas un scandale mais une parole de vie qui impressionne bien plus que toutes les doctrines des hommes.
L'enseignement de Jésus porte en lui-même le témoignage de la vérité et de son authenticité. Ses paroles sont une nourriture et une puissance de vie pour quiconque croit. C'est pourquoi, en mettent son enseignement en pratique nous sommes heureux dans nos activités. « Devant moi tu apprêtes une table face à mes adversaires ; d’une onction tu me parfumes la tête, ma coupe déborde » (Psaume 23,5). L'obéissance aux commandements de Dieu n'est pour un disciple rien d'autre que de savourer ses bontés et ses bienfaits. Vivre comme Jésus les commandements de Dieu rend heureux et parfume notre vie tout en apportant au coeur les preuves de sa divine vérité. Nous n’avons plus besoin de tâtonner et de chercher le bonheur ailleurs.
« Qui a le Fils a la vie ; qui n’a pas le Fils n’a pas la vie » (1 Jean 5,10-12). Quiconque ne s'attache pas fermement à la Parole de Dieu et l'enseignement de Jésus s’enfonce lentement, mais sûrement, dans la tristesse et le malheur. Il suffit, pour s’en persuader, d’observer combien d’hommes et de femmes, des plus jeunes aux plus âgés, donnent quotidiennement libre cours à des contestations, des lamentations, se plaignent de leurs misères, de leurs difficultés et crient à l’injustice.
Nous ne pouvons jamais aider ces personnes, pas plus que Dieu, en nous associant à leurs protestations et jérémiades. Cela leur procurerait une fausse consolation. Semer dans la tempête n’a pas de sens. Il faut attendre le calme et, si une occasion se présente, il est alors de notre mission de les exhorter à s’attacher de tout cœur à la vérité de la Parole de Dieu. En agissant ainsi, nous nous sauverons nous-mêmes et ceux qui nous écoutent (1 Timothée 4,16). Non seulement les incertitudes, les plaintes et les malheurs disparaîtront, mais seront remplacés par la foi, l’espérance et l’amour.